Ecole

Ylljet Alicka a donné une conférence dynamisée par la finesse et la pertinence

Favoriser la rencontre entre des acteurs majeurs de la vie institutionnelle nationale et internationale et un large public : c’est la vocation d’une série de conférences/débats qui se tiennent à l’EAC depuis le 26 janvier dernier. Dernier invité : Ylljet Alicka, Ambassadeur de l'Albanie à Paris. Thème de son intervention du 20 avril : « L'essor de la culture albanaise ». Reportage vidéo et photo sur une conférence frappée du sceau de la finesse et de la pertinence.


Après avoir été présenté par Claude Vivier - Le Got, PDG du Groupe EAC…


Son excellence Ylljet Alicka, Ambassadeur d’Albanie à Paris a rappelé des choses essentielles sur son pays…


« Culturellement, l’Albanie vient de très loin, mais peut aller très loin ; elle vient de très loin, car il faut savoir qu’à l’époque de la dictature communiste, une véritable prohibition culturelle s’était installée ; il existait par exemple une liste d’auteurs et de livres interdits [la Bible, Sartre, etc.]… »


« En outre, s’il n’existait qu’un parti, 13 longs métrages de propagande étaient produits annuellement ; aujourd’hui, c’est le contraire ; s’il existe au moins 13 partis politiques, un seul long métrage est produit… »


« Pour sa propagande, le parti unique n’hésitait pas à allouer 7 % du budget à la culture ; aujourd’hui, le budget de la culture n’est que de 1 % ; mais qu’importe, je pense que mon pays est doté d’une grande créativité et qu’il est en mesure de progresser socialement, économiquement et culturellement… »


« Sur ce dernier point, le modèle culturel français peut et doit inspirer l’Albanie et ce, d’autant que la France a toujours été une terre d’accueil pour la culture albanaise en général et pour sa littérature en particulier ; en témoigne, entre autres exemples, l’accueil qu’a réservé la France à des personnalités culturelles comme Kadaré ou Preljocaj. » Le très nombreux public est parti enchanté.

 

Marie Chatardova : une conférence frappée du sceau de la profondeur et de l’élégance

Marie Chatardova, Ambassadeur de la République Tchèque à Paris depuis le 3 décembre 2010 a donné le 16 mars dernier une conférence à l'EAC. Thème de son intervention : « La vitalité de la culture tchèque ». Reportage vidéo et photo sur une conférence frappée du sceau de la profondeur et de l’élégance.

Marie Chatardova évoque les temps forts de son intervention et… la très grande réputation de l’EAC (interview réalisée par Jean-Louis Bischoff).

Après avoir été présentée par Claude Vivier – Le Got, présidente du Groupe EAC…

… Marie Chatardova, accompagnée de Martin Bonhard, directeur du centre culturel tchèque à Paris, a commencé sa conférence…

… en convoquant quelques figures majeures de la culture tchèque : parmi elles, le cinéaste Miloš Forman, les écrivains Kundera et Kafka, les compositeurs Dvořák et Smetana ou encore le peintre Mucha.

S’adressant sous un mode très pédagogique à la centaine d’invités du Groupe EAC, elle a toutefois rapidement précisé que la culture tchèque contemporaine se portait très bien.

« Pour preuve, a-t-elle ajouté, le peuple tchèque peut jouir de 1371 théâtres, 5432 bibliothèques, 800 musées et galeries et de 2000 concerts musicaux organisés annuellement. »

Pour promouvoir une telle vitalité, la République Tchèque dispose de 24 centres culturels installés sur trois continents ; parmi eux, le centre culturel tchèque de la rue Bonaparte (Paris) dirigé par le très dynamique Martin Bonhard (à gauche sur la photo).

Parmi les très nombreux invités du Groupe EAC, figuraient Mme Bozena Krizikova, directrice de l’Institut culturel slovaque à Paris…

… et M. Michel André, président de l’association des originaires et amis des pays tchèques et slovaques.

Quand Henri de Raincourt fait l’éloge de l’EAC et de la culture française

« Je suis très impressionné par les formations proposées à l’EAC ; elles sont imaginatives, efficaces et solidement enracinées dans la modernité. Le doute n’est pas permis : les étudiants de cette école ont les moyens de participer au rayonnement international de la culture française ». C’est par ces mots, qu’Henri de Raincourt, ministre chargé de la Coopération, a entamé, le 10 février dernier, la deuxième conférence-débat organisée par le groupe EAC. Au menu de son intervention, une problématique claire : comment et pourquoi accroître la visibilité culturelle de France à l’étranger ? Reportage vidéo et photographique sur une conférence dynamisée par la clarté et l’enthousiasme.


Henri de Raincourt évoque les temps forts de sa conférence et bien d'autres choses...


Après avoir été présenté par Claude Vivier – Le Got, Présidente du Groupe EAC.


Henri de Raincourt a convoqué une citation d’André Malraux destinée à donner le ton de son intervention : « la culture c’est ce qui répond à l’homme qui se demande ce qu’il fait sur Terre »


Rappelant ensuite que « la vitalité d’une nation ne se mesurait pas uniquement à la force de sa monnaie ou au nombre de ses chars », il a précisé…


…que la « la diplomatie d’influence française c’était d’abord mille alliances françaises et 150 instituts français » fédérés par l’Institut Français, un organisme présidé par Xavier Darcos.


Approfondissant la présentation de l’Institut il en a ensuite indiqué les objectifs : renforcer la visibilité culturelle de la France à l’étranger en encourageant les initiatives audiovisuelles (comme France 24 par exemple), en faisant mieux connaître la recherche française ou en favorisant la venue d’étudiants étrangers en France et l’Europe des inventions.


Pour parvenir à ses fins, le ministre n’a pas manqué de signaler qu’il devenait impératif de renforcer les partenariats entre l’État et les entreprises d’une part ; l’État et les collectivités locales d’autre part ; le ministre a conclu en signalant que la « politique culturelle de la France était une chance inépuisable de rayonnement et d’influence ».

 

Quand Laurent Fabius fait rimer émotion, réflexion et érudition

« Tenir ensemble l’émotion, la réflexion et l’érudition ; voilà l’intention ayant commandé mon ouvrage intitulé Le cabinet des douze*. » Ces propos ont constitué l’entame de la conférence que l’ex-Premier ministre a donnée le mercredi 26 janvier dernier dans les locaux de l’EAC. Ce soir-là, devant un parterre composé d’une centaine d’invités, l’actuel député de Seine-Maritime a donné, sous un mode aussi convivial que didactique, un véritable cours d’histoire de l’art, construit à partir de sa dernière expression éditoriale. Au menu de cette « leçon » dynamisée par la finesse, des interprétations rigoureuses et fort personnelles d’œuvres ayant selon lui « façonné l’imaginaire de la nation française ». La vidéo et le reportage photographique ci-dessous précisent la thèse de l’auteur selon laquelle « la peinture représente autant les valeurs de notre pays que ses chefs d’État, ses paysages et ses auteurs ».


Interview réalisée pour la WebTV de l'EAC par Fanchon Mayaudon et Anaïs Crépet (C3).

Claude Vivier – Le Got, présidente du groupe EAC, a d’abord présenté son invité d’un soir. Ce dernier va inaugurer d'une manière magistrale la série de conférences/débats proposée cette année par le groupe EAC (voir interview ci-contre de Claude Vivier – Le Got).

Passées au tamis de la sensibilité et de la rationalité fabiusienne, certaines oeuvres des frères Le Nain, de Soulages, d’Ingres, de Monet de Picasso, ou de Nicolas de Staël (pour en ce lieu ne citer qu’elles) ont pris, ce soir-là, une dimension aussi inattendue que lumineuse. 

L’ex-Premier ministre a affiché une proximité manifeste avec le XVIIIe siècle : ses propos, comme le chapitre de son livre qu’il consacre à Voltaire et au pastel qu'en compose Quentin de La Tour, en témoignent : « Le choix par Voltaire d'un portraitiste alors inconnu est étonnant. À partir de ce beau portrait, Voltaire organise tout un plan média. Et les deux personnalités finissent par se rapprocher : leurs échanges sont représentatifs d'une liberté d'esprit, d'une impertinence qui ont fait le tour du monde à une époque où la France était la puissance dominante ».

Dans le temps consacré aux « questions de l’assistance », Laurent Fabius a également affiché une aisance rhétorique et une érudition peu ordinaires ; d’où des échanges riches denses et intenses entre l’orateur et son public.

La conférence-débat s’est achevée par une séance de signature où, là encore, Laurent Fabius a su séduire. 

Laurent Fabius a manifestement apprécié sa visite à l'EAC.

* Laurent Fabius, Le cabinet des douze, regards sur des tableaux qui font la France, Gallimard, 2010

Le mot de la présidente

Economie, Art, Communication : trois notions qui ont connu une évolution importante, générant le développement de nouvelles structures pour diffuser la culture, des partenariats entre le monde de l'entreprise et celui du secteur culturel et artistique, le développement et l'enrichissement des compétences mutuelles. Quelle que soit l'entreprise, il est inconcevable de l'imaginer sans une gestion financière solide et une stratégie forte de différenciation. Le concept de l'entreprise culturelle se doit de répondre à cette exigence. C'est dans la logique de ces nouveaux enjeux que j'imaginais, en 1985, un concept d'enseignement novateur : la gestion de l'art et la médiation culturelle.

Les objectifs du Groupe EAC sont clairement définis : être toujours en adéquation avec le contexte économique et culturel mouvant, les technologies toujours plus pointues, la diffusion de plus en plus rapide et globale d'informations, en adoptant un regard et une position ouverte, dans ce troisième millénaire. Fort de la diversité culturelle de ses apprenants venus du monde entier, dynamisé par la qualité et la réactivité de son corps enseignant, le Groupe EAC est devenu leader dans le développement des métiers de la Culture et propose une offre de formation cohérente et diversifiée. Le Groupe EAC, conçu comme un lieu d'échanges et de réflexion entre professeurs et apprenants, se démarque par sa mobilité intellectuelle et géographique (avec une politique de stages et d'emplois très active), et surtout par son caractère de pionnier. Faire mieux connaître nos actions, notre philosophie, nos projets, est une façon de contribuer au développement de l'enseignement de la médiation culturelle et des métiers de la Culture. En conclusion, je reprendrai ici un extrait des délibérations du conseil européen de Lisbonne, tenu les 23 et 24 avril 2000 : "L'éducation et la formation tout au long de la vie constituent une action fondamentale pour assurer l'épanouissement de la citoyenneté, faire progresser la cohésion sociale et faire développer l'emploi". Au delà du récit des savoirs, le Groupe EAC attend de ses apprenants qu'ils vivent l'histoire d'un apprentissage durant leur période de formation.

Claude Vivier - Le Got, Présidente du Groupe EAC

Serge Kancel


Transformer chaque EACien en rhéteur ; c’est l’objectif du séminaire et des cours de Serge Kancel. Cela signifie que ledit séminaire, comme les cours, accueillent l’ensemble des élèves de l’EAC désireux de se familiariser à l’art rhétorique. « Avoir des idées c’est bien, savoir les exprimer de manière efficace et percutante c’est encore mieux », affirme notre énarque*.
À l’origine d’une telle initiative se trouve le constat suivant : « la force d’un discours réside dans sa construction et dans l’ordonnancement des idées qu’il véhicule ; à trop l’oublier, on peut perdre jusqu’à 50 % d’efficacité », explique le professeur Kancel ; et notre énarque précise : « les plans faits par les élèves dans leurs travaux (écrits ou oraux) semblent corrects : mais, à y regarder de plus près, le déficit méthodologique existe très souvent ; en conséquence, former efficacement à l’organisation des connaissances, d’une part, et à leur restitution communicationnelle, d’autre part, constituent, me semble-t-il, un impératif ».

Pour mener à bien son projet, le formateur propose aux EACiens un exercice oral d’une quinzaine de minutes. Au cours de la prestation, l’apprenant ne dispose que de son corps ; cela signifie qu’images, rétroprojecteurs, matériel son et écran de projection et autres outils sont exclus « les seules forces séductionnelles doivent être la collecte et le traitement de l’information réalisés préalablement ».
Il s’agit corolairement de transmettre des idées formulées brièvement et précisément. Situé au carrefour de la rigueur et de la créativité, cet exercice propose ensuite à l’apprenant de subir le questionnement de ses pairs. Autre spécificité de l’enseignement de Serge Kancel ?
Métamorphose contemporaine des cours de méthodologie de Sciences-Po, il est très ancré dans l’actualité ; c’est pourquoi le séminaire passe en revue les faits saillants de la semaine ou de la quinzaine écoulée : « sensibiliser et intéresser les EACiens à la marche du monde, aux fluctuations économiques, sociales et bien sûr culturelles des temps fait également partie des enjeux de mes interventions ». Ultime précision : chaque EACien, de la première à la dernière année, a l’opportunité de devenir un praticien avéré du traitement des messages. C’est là aussi un trait définitoire majeur des interventions de Serge Kancel.

Énarque, diplômé de l’IEP, Serge Kancel, inspecteur général au Ministère de la Culture est professeur à l’EAC depuis plus de 15 ans.

Jean-Claude Wallach


Consultant spécialisé dans les politiques publiques de l’art et de la culture depuis 1989, Jean-Claude Wallach est également enseignant à l’EAC dans les domaines suivant : politiques publiques, évaluation, cadres juridiques de gestion des équipements culturels. Dit autrement, Jean-Claude Wallach s’efforce de transformer les Bachelors de l’EAC en experts des politiques culturelles.

Olivier Tcherniak


Docteur en économie et musicien virtuose, ancien secrétaire général de la Fondation Orange, longtemps président de l’Admical, Olivier Tcherniak n’ignore rien des questions de mécénat. C’est ce savoir encyclopédique qu’il communique aux MBA (Artis) de l’EAC, soucieux de tout connaître sur la distinction mécénat/parrainage, sur les avantages fiscaux du mécénat, sur le rôle d’un responsable de fondation, sur l’art de mesurer une politique de mécénat réussie et sur bien d’autres choses encore. Précision ultime : sa fille Amélie est diplômée Artis (MBA en management de projets culturels).

André Paléologue


Docteur en Histoire, ancien inspecteur des monuments historiques, consultant UNESCO, André Paléologue intervient à tous les niveaux du cursus de l’EAC. Du financement de projet patrimonial à l’étude du patrimoine européen et international en passant par des analyses pointues portant sur le marché des icônes, cet érudit de terrain permet aux étudiants du premier comme du second cycle de maîtriser toutes les complexités inhérentes aux questions du patrimoine.

Eric Marchandet


Docteur en économie, spécialiste de la sociologie de l’objet, faisant partie des plus anciens professeurs de l’EAC (il donne cours depuis 25 ans,) Éric Marchandet est Directeur général de la Société  de Ventes Volontaires (SVV) aux enchères Rossini. Dévolue au négoce de spécialité (tableaux modernes, dessins et sculptures, bijoux et joaillerie, etc.), la société propose en réalité plus d’une quarantaine de catalogues. En d’autres mots, Éric Marchandet possède le profil idéal pour métamorphoser un étudiant en MBA (Esarts) en manager du marché de l’art. Et c’est ce qu’il fait avec brio à L’EAC.

Pages