Le programme

Lundi 14 juin : Fête de la connaissance 

 


Lieu : Auditorium du musée du petit palais, Avenue Winston Churchill – 75008 Paris

Cette journée offre conférences et débats, réflexions et discussions sur les enjeux culturels fondamentaux à venir. Cette fête de la connaissance se veut une œuvre de prospective économique et sociale autour de thèmes majeurs. Elle rassemble d’éminents professionnels, des chercheurs, ainsi que les fédérations et les syndicats français et internationaux.

Inscription obligatoire, places limitées : colloque@groupeeac.com ou télécharger le coupon réponse

Depuis plusieurs années, le secteur culturel est le théâtre de profonds changements, bouleversant aussi bien les usages du consommateur que les pratiques des professionnels. Principalement, on observe le développement parallèle de deux phénomènes qui révolutionnent le monde de la culture et invitent les professionnels à repenser leurs méthodes, leurs modèles économiques et donc tout le contexte juridique et social. Le premier est l’émergence d’Internet et des nouvelles technologies, dont l’impact est considérable car ils constituent un extraordinaire outil de diffusion des œuvres, modifiant aussi bien les usages que la conception même du produit culturel. Le deuxième phénomène est la nécessité impérieuse pour les porteurs de projet de diversifier leurs sources de financement, pour ne pas s’en remettre exclusivement aux fonds publics.

Cette journée a pour ambition de rendre compte de cette révolution qui interroge le fameux « modèle français ». Les cinq thèmes retenus couvrent l’essentiel des secteurs professionnels de la culture. Ils permettront d’aborder des questions spécifiques ou plus transversales, ainsi que des enjeux d’ordres technique ou stratégique. Les défis que posent les nouveaux contextes d’économie, de droit et d’usages qui émergent actuellement requièrent des mises en perspective qui susciteront débat.

Au cours de la matinée, les discussions auront une dominante juridique, se focalisant aussi bien sur les nouvelles situations de l’auteur, que sur la mutation des pratiques professionnelles. L’après-midi sera davantage dédiée à la dimension économique. La question des sources de financements issues des entreprises sera plus particulièrement étudiée, en s’appuyant aussi bien sur les relations entre stratèges de la communication et producteurs de contenus; que sur les effets tangibles de la volonté politique d’encourager et de favoriser le mécénat. Enfin la dernière table analysera les conséquences de l’hybridation et des nouvelles pratiques sociales sur Internet, qui font émerger de nouveaux protagonistes, se situant à mi-chemin entre la logique professionnelle et les démarches communautaires.

Notre souhait est de réunir experts, spécialistes et chercheurs pour qu’ils échangent, débattent, réfléchissent ensemble, afin de poser quelques jalons de prospective.

Présentation des cinq débats du 14 juin

Barthélémy Martinon (professeur référent à l'EAC), après avoir dressé un bilan de la semaine Tables Rondes (du 3 au 7 mai dernier), entre dans le détail des cinq débats de la Fête de la connaissance.

 

10h > 11h30 : L’auteur immatériel : la place de l'auteur face à la dématérialisation de l'oeuvre

Partenaires : 

Maître Pascal Alix - Cabinet Virtualegis
Maître Virginie Bensoussan Brulé - Avocate
Séverine Dupuy Buisson - Professeur à l'EAC
Pascal Rogard - DG de la SACD
Hervé Rony - DG du SNEP et futur DG de la SCAM

Rémi Bouton - Journaliste indépendant, fondateur de ProMusic France

 


Hervé Rony... Pascal Rogard, entre autres intervenants, éclaireront de leurs lumières ce débat très actuel.

A l’heure d’Internet, la situation de l’auteur au regard de l’exploitation de son œuvre et des bénéfices qu’il doit légitimement en retirer devient parfois problématique. Les formats numériques, conjugués aux extraordinaires facilités de communication permises par Internet, concourent à une diffusion sans entraves et libre des produits culturels, qu’il est difficile d’encadrer. Le projet Google Books et la situation de l’industrie du disque sont les manifestations ou conséquences les plus frappantes de cet état de fait. Par ailleurs, l’aisance d’accès aux œuvres a permis à la gratuité de s’insinuer comme une évidence dans l’esprit des consommateurs ; ainsi, nombreux estiment qu’ils n’ont pas à payer pour un produit qu’ils peuvent se procurer gracieusement.

Au-delà du « piratage », la rétribution de l’auteur pour son œuvre immatérielle doit être pensée et de nouveaux modèles envisagés. Contrairement à l’idée reçue selon laquelle il y aurait un vide juridique, un droit spécifique existe en la matière, comme le prouvent les lois Hadopi 1et 2, ainsi que les mesures prises pour lutter contre la contrefaçon.

Le Web 2.0 est également un puissant vecteur de création de nouveaux usages : jeux vidéos, mondes virtuels, sites collaboratifs et contributifs constituent de facto des espaces où l’internaute est pourvoyeur de contenus et peut en attendre un profit. Entre autres exemples, on peut citer l’initiative du blog Over blog, qui a décidé de rémunérer ses contributeurs en fonction de leur audience ; le cas de du jeu virtuel Second Life est également intéressant, puisque chaque joueur y conserve son droit d’auteur.

Dans ces domaines neufs, les usages, les modèles économiques et règlements restent à inventer.

 

12h > 13h30 : La responsabilité des professionnels dans les transactions relatives aux oeuvres d'art

Partenaires :

Armelle Baron - Experte en tableaux anciens, Présidente de la CNES
Maitre Hervé Chayette - Comissaire Priseur, Président du SYMEV
Henry de Danne - Administrateur du SYMEV Syndicat des Maisons de Ventes
Pierre Dumonteil - Syndicat National des Antiquaires SNA
François Duret Robert - Journaliste
Jacques Fingerhut - Docteur en droit, spécialiste Fiscalité du marché de l'art
Michel Gomez - Président du SNCAO
Marie-Claire Marsan - Déléguée générale Comité Professionnel des galeries d'art


Pierre Dumonteil, Michel Gomez et Henry de Danne seront, à n'en pas douter, des orateurs fort écoutés.

 

La transaction des œuvres d’art entre professionnels engage fortement la responsabilité des acteurs de cet échange. Cette responsabilité, qui peut être civile et pénale, commence de la même façon pour tous : avec l’expertise de l’authenticité de ces œuvres. Néanmoins, force est de constater que cette responsabilité diffère grandement d’une profession à l’autre. Experts, commissaires-priseurs, conservateurs de musées, antiquaires, huissiers de justice, galeristes, notaires, etc., ne subissent pas les conséquences de leur expertise de la même façon. De plus, tous n’ont pas la même qualification, et donc la même légitimité, à expertiser ou effectuer une prisée.

Or, si l’on sait dire à quel moment il faut parler de responsabilité, il est plus complexe de définir pourquoi et comment porter les nombreux litiges devant les tribunaux. Cette situation démontre que, même pour les acteurs professionnels, le cadre de la transaction et de la responsabilité des diverses parties reste un point confus. En effet, la dispersion du marché de l'expertise entre de nombreux opérateurs, l’accumulation relative des taxes et assimilés, ainsi qu’une rémunération souvent  insuffisante au regard des importantes responsabilités encourues (en moyenne, responsabilité de 5 à 10 ans sur une expertise)  créent souvent des conflits d'intérêt, sinon dans les faits, du moins dans l'esprit des acheteurs.

En l’état, il est donc indispensable de discuter des réglementations en vigueur dans le marché de l’art selon le statut de chacun. Ce débat audacieux, rapprochant des secteurs qui ne communiquent pas forcément au quotidien, sera donc une occasion unique pour ces acteurs du marché de l’art de se rencontrer et de dialoguer sur la base de l’ouverture et de l’enrichissement. Les passerelles ainsi créées permettront de pointer les dysfonctionnements, pour envisager et proposer des aménagements et des solutions concernant la responsabilité des professionnels dans les transactions d’œuvres d’art.

 

14h30 > 16h : Brand Content : entreprises et créateurs. A vos marques. Prêts ?

Partenaires : 

Alex Berger - Fondateur d'Entjoy
Daniel Bô - PDG Qualiquanti
Laure de Carayon – Consultante et Productrice free lance en Brand Content
David Hanau - Responsable des contenus Aegismedia
Ingrid Jansen - Auteure réalisatrice, membre de la commission audiovisuelle de la SCAM
Jacques Kluger - Co-président Advenstudio
Adrien Moisson - Fondateur d'Elegangz
 


Daniel Bô et Jacques Kluger nous expliqueront pourquoi le Dr House aime tant Apple...

 

L’objectif du Brand Content est de développer une relation de proximité avec l’utilisateur/consommateur et d’améliorer la popularité d’une marque et son positionnement. Il regroupe à la fois des pratiques assez anciennes, consistant à utiliser un contenu artistique comme vecteur de communication – c’est le cas du placement de produit par exemple –, et des usages inédits initiés par Internet.

En raison des bouleversements induits par la révolution numérique et qui affectent également le monde de la communication, nombre de professionnels voient dans le Brand Content une planche de salut. Or la tentation sera grande pour les annonceurs de considérer les contenus qu'ils soutiennent ou suscitent comme de simples vecteurs de leurs messages, ce qui pose avec une acuité particulière le problème de la liberté de création.

Autour de cette question centrale, s’articulent plusieurs champs de réflexion qui touchent les modalités de collaboration et de négociation entre créateurs, créatifs, producteurs et annonceurs. On s’interrogera en outre sur l’incidence des flux financiers générés par la communication, aussi bien sur l’élaboration des contenus que le pouvoir de décision. Plus globalement, on tentera d’imaginer quelle posture adopter dans un pays qui place l'auteur au centre de son dispositif réglementaire.

 

16h30 > 18h00 : Le mécénat de proximité, un engagement culturel pour les PME

Partenaires : 

Sébastien Borghi - Centre des Monuments Nationaux
Marianne Camus Bouziane - ADMICAL
Henry de Sonis - Fondation Banque Populaire
Ombeline Eloy - Fondation Royaumont
Stéphane Godlewski - Consultant en mécénat et en philanthropie
Guillaume Robic - Centre Pompidou
Sophie Tuffnell - Directrice All Mécénat
Isabelle Zigliria - Responsable formation et juridique ADMICAL (L'Association pour le Développement du Mécénat Industriel et Commercial.)
Eric Renard - PDG de la Phocéenne de Cosmétiques et membre du Bureau de la FEEF - Fédération des Entreprises et Entrepreneurs de France
Guillaume Proust - Expert-comptable diplômé et Commissaire aux comptes, associé fondateur du cabinet GROUPE AEC, vice-président du Comité Mécénat du Conseil Supérieur de l'Ordre des Experts-Comptables.

 


Pourquoi le mécénat est-il un vecteur de communication ? Cette interrogation, plusieurs intervenants la prendront en charge. Parmi eux, Stéphane Godlewski.

 

Avant tout acte philanthropique, le mécénat est également un vecteur de communication, aussi bien interne qu’externe, pour les acteurs économiques qui le pratiquent.

Dans ce contexte, l’Etat a cherché à susciter des vocations en encourageant l’investissement de ces nouveaux acteurs. C’est pourquoi de nouveaux dispositifs et avantages fiscaux ont été récemment conçus, tels que le fonds de dotation par exemple, incitant les entreprises à consentir un effort pour soutenir la création culturelle. Or, il semble que ce sont avant tout les grandes entreprises qui sont les plus avancées dans ce domaine, et que leur générosité bénéficie essentiellement aux grandes institutions culturelles. Une telle situation est potentiellement dommageable pour les petites structures, qui se retrouvent exclues ou profitent peu d’un système mis en œuvre dans leur intérêt. Pour remédier à ce phénomène, le Ministère de la culture a passé un accord récent avec le Conseil Supérieur de l’Ordre des Experts-Comptables car, en tant que « prescripteurs les plus influents du mécénat d’entreprise », selon les termes de Frédéric Mitterrand, ils sont en mesure d’inciter les initiatives locales et de développer les actions de mécénat en région, en s’appuyant sur les PME rassemblées sous la forme de clubs d’entreprises ou d’associations. Aujourd’hui, on constate une réelle volonté des PME pour effectuer du mécénat de proximité afin de valoriser leur image citoyenne et de bénéficier d’une certaine reconnaissance.

Ces circonstances amènent à s’interroger sur les perspectives de développement offertes par l’implication nouvelle et grandissante des PME. Comment les mobiliser davantage ? Comment les inciter à entreprendre une action de mécénat ? Quels sont les accompagnements possibles ? Telles seront les questions posées lors de ce débat. D’autres, touchant la situation du petit porteur de projet ou l’élargissement de la population des donateurs, seront également discutées.

 

18h30 > 20h00 : NTIC : Tremplin pour les amateurs, défi pour les professionnels ?

Partenaires : 

Thomas Artiguebieille - co-fondateur Noomiz
Jacques Baillon - Directeur du Centre National du Théâtre
Pierre Baqué - Conseiller au cabinet du Ministère de l'éducation
Maître Virginie Bensoussan Brulé - Avocate
Jean-Marc Bourgeois - Vice Président Maison des Artistes
Rémi Bouton - Journaliste indépendant, fondateur de ProMusic France
Jean Claude Edmé - Enseignant chercheur à Paris II
Seyive Koukoui - Co-fondateur de l'agence lafille
Olivier Reynaud - Airtist.com
Bertrand Héllio - Producteur 
 


En quel sens le Net représente
-t-il un moyen de diffusion et un instrument de développement de carrière ? Rémi Bouton et Olivier Reynaud répondront à la question en s'appuyant sur des exemples musicaux.

 

Internet apparaît comme un formidable espace de visibilité, de diffusion et de communication. Les usagers ont très tôt saisi l’opportunité que pouvait représenter un tel outil, en faisant un lieu de partage universel de leur passion, voire de leur talent. Ceci a permis l’émergence d’une population nouvelle, intermédiaire, ayant une pratique artistique allant au-delà du dilettantisme mais encore loin de la professionnalisation. Pour ces artistes en devenir, le Net représente à la fois un moyen de diffusion et un instrument de développement de carrière. Néanmoins, il convient de considérer avec circonspection ce qui ressemble à une aubaine, car il demeure compliqué de se distinguer dans la masse de l’offre à disposition du public.

On voit aussi apparaître dans les nouveaux modèles économiques issus de l’Internet, des intermédiaires particuliers dans la chaîne de valeur, entre l'artiste et le public : bloggeurs, contributeurs volontaires et désintéressés, community managers animant les réseaux sociaux. Ces derniers sont plus que de simples prescripteurs : experts donnant de la légitimité à l'offre, programmateurs de leurs propres canaux, prescripteurs, intermédiaires commerciaux d'une part ; et d'autre part simples consommateurs pouvant maintenant faire le choix de soutenir des projets et participer en donnant, préachetant, coproduisant, cofinançant, dans un espoir d'un retour sur investissement.

Par ailleurs, ce nouveau contexte invite les professionnels à se positionner face à des enjeux et usages inédits. Un débat entre experts permettra de tirer un bilan de ces dernières années et de s’interroger sur l’émergence d’une nouvelle catégorie de « semi-professionnels », tout en mesurant l’incidence de ces nouvelles technologies sur leur métier, en termes de production, diffusion, distribution et réglementation.

 

Dans chaque établissement du Groupe – à Paris, Lyon ou Monaco -, il règne une effervescence qui contribue à la notoriété de l’EAC, à la réputation de ses apprenants, à la reconnaissance de la communauté formée autour d’elle, notamment via ses anciens, ses professeurs et ses partenaires. Un anniversaire n’est jamais un arrêt du temps, il est une impulsion du mouvement. Il célèbre les progrès que nous venons de réaliser et nous propulse pour relever les défis des années à venir. 
Claude Vivier Le Got, Présidente du Groupe EAC

Programme détaillé et invitations :  sur le site fête de la connaissance ou à l'adresse : colloque@groupeeac.com 

 

L'EAC s'affiche 

A l'occasion de la Fête de la Connaissance, le métro porte les couleurs de l'école.

 


20 TABLES RONDES COUVRANT L’ENSEMBLE DES DIFFERENTS SECTEURS CULTURELS

Du 3 au 7 mai 2010 à l’EAC - De 10h à 20h , entrée libre, préinscriptions par e-mail souhaitées

Sous la présidence de Claude VIVIER LE GOT, Présidente du Groupe EAC

Conférences organisées par Barthélémy MARTINON, Directeur des missions professionnelles et professeur référent en Management Culturel, Pascal ODILLE, professeur référent en Marché de l’Art, et Jacqueline CHESTA, reponsable de l’insertion professionnelle.

Lieu : EAC - 33 rue La Boétie - 75008 Paris - 01 47 70 23 83, Métro Miromesnil (lignes 9 et 13)

Informations pratiques et confirmation de votre présence : colloque@groupeeac.com

Contact presse : carinegraff@groupeeac.com

Contact éditorialisation : barthelemymartinon@groupeeac.com


Ces tables rondes illustrent en tous points...

...les valeurs du carré magique de l'EAC.

 

Dans le cadre de leurs études (Master en Management Culturel et Marché de l’Art), les étudiants de l’EAC ont à mener des Projets Professionnels composés d’un dossier d’analyse d’un secteur professionnel, d’une analyse des enjeux stratégiques de leur secteur, d’études de développement avec des partenaires professionnels (entreprises, organisations professionnelles, institutions), et de dossiers de projets d’activités ou d’opérations innovants. Pour nourrir leurs analyses stratégiques, les étudiants doivent organiser des entretiens entre professionnels sur quelques enjeux particuliers. C’est ainsi qu’ils suscitent une semaine de débats durant lesquelles ils présenteront un état des lieux de leur périmètre d’études, puis identifieront des problématiques actuelles auxquelles sont confrontés les professionnels de l’art et de la culture. Ainsi, autour des tables rondes, de nombreux intervenants échangeront sur des enjeux structurants du secteur culturel dans leurs dimensions économiques, artistiques, afin de dégager des perspectives d’avenir.

Approche globale des tables rondes

- Lundi 3 mai : Enjeux des territoires, équipements et secteur public
- Mardi 4 mai : Marché de l’art
- Mercredi 5 mai : Industries culturelles
- Jeudi 6 mai : Spectacles vivants
- Vendredi 7 mai : Fête des Métiers

Barthélémy Martinon se présente et précise les sujets abordés lors des tables rondes :

 

Programme détaillé :

1° JOURNEE : LUNDI 3 MAI - ENJEUX DES TERRITOIRES, EQUIPEMENTS ET SECTEUR PUBLIC

Dans la sphère publique, nous assistons à l’apparition de nouveaux enjeux tels que la segmentation de l’offre et des publics, l’hybridation des lieux. Les lieux s’ouvrent à d’autres secteurs culturels tout en développant parallèlement l’utilisation des nouvelles technologies. Le patrimoine est le secteur culturel qui souffre le plus d’une image vieillotte.

Les musées ont pourtant, depuis quelques années, pleinement intégrés ces enjeux. Les enfants suscitent l’intérêt de tous les opérateurs culturels, notamment dans le cadre de parcours et d’ateliers spécifiques de médiation. Ces actions s’inscrivent dans une démarche ludo-pédagogique.

Le cinéma renvoie quand à lui, une image plus moderne. En réalité, il peine renouveler son offre. Alors que la vague de la numérisation couplés aux nouveaux usages du WEB se révèle être une opportunité à saisir dans le but d’atteindre la « jeune génération ».

Ce lundi 3 mai, c’est le renouvellement des offres des équipements et des acteurs sociaux-culturel, présents dans les territoires, qui ont été évoqués dans leur diversité.

 


Devant une assemblée d'étudiants particulièrement attentifs...


... Mesdames Christine Sebert (responsable du Comité du tourisme de l’association Demeure Historique), Catherine Ferey (Ingénieure culturelle, Agence Prolégomènes) et MM.Didier Rykner (journaliste du patrimoine et fondateur de la tribune de l’art) et Guy Sallavuard (représentant de la Fondation du Patrimoine) ont exploré judicieusement toutes les problématiques relatives au patrimoine. Absents sur la photo ci-dessus, Claude Origet du Cluzeau (ingénieure conseil experte en tourisme culturel) et Catherine Bonamy (chargée du développement de la Société Kléber Rossillon) ont également séduit les EACiennes et les EACiens.

Programme de ce lundi 3 mai :

10h > 11h30 : Patrimoine
12h > 13h30 : Muséologie
14h30 > 16h : Jeunes publics
16h30 > 18h : Cinémas
18h30 > 20h : Parcours de centres d’interprétations
20h30 : Cocktail

 

2° JOURNEE : MARDI 4 MAI - MARCHE DE L’ART

Identités & Stratégies : La valorisation dans le Marché de l’Art


Vingt ans après l’émergence des thèses de « village global », les effets de la mondialisation se ressentent sur le marché de l’art. L’interdépendance des marchés économiques a provoqué un changement profond de la structure du marché de l’art français. Pour les marchands, particulièrement ceux spécialisés en art ancien, la transposition en cours de la Directive Service aura des conséquences qui les amènent à repenser leur avenir d’ « opérateurs ». En art contemporain, la multiplication des manifestations et l’irruption des « NTIC » dans les pratiques commerciales ont favorisé le tracé de nouveaux axes d’échanges ; l’adoption d’une stratégie dynamique est nécessaire, afin que le marché français acquière une réelle visibilité.

Ces nouvelles technologies ont accru les échanges matériels comme immatériels ; c’est donc l’identité culturelle des artistes qui est aussi en jeu. Dans la zone orientale d’abord, où l’émergence de nouveaux pôles de création et de diffusion montre un processus artistique entre permanence de la tradition et appropriation de nouveaux médiums. En Afrique également, où la visibilité et la reconnaissance des artistes n’est pas suffisamment favorisée par le marché.

Enfin, les artistes réagissent aux effet tendanciels de ces bouleversements. Le Design et la Mode se sont déjà emparés du mouvement « Bio » pour proposer des oeuvres nouvelles et éthiques : une évolution à suivre et à pérenniser

Ce mardi 4 mai, les tables rondes ont abordé ces mutations du marché de l’art.

10h > 11h30 : Antiquités
12h > 13h30 : Art contemporain occidental
14h30 > 16h : Art contemporain oriental
16h30 >18h : Art contemporain africain
18h30 > 20h : Mode et Design
20h30 : Cocktail

 

3° JOURNEE : MERCREDI 5 MAI - INDUSTRIES CULTURELLES

La mutation de l’offre des industries culturelles, vers des nouveaux business modèles ?


Depuis plus d’une décennie, l’évolution numérique modifie durablement l’organisation des industries culturelles et pousse l’ensemble du secteur à repenser ses stratégies, ses médias et ses savoir-faire. Première touchée par les impacts du numérique, la filière musicale, doit, d’une part, développer de nouvelles stratégies relatives au développement de carrières des artistes et, d’autre part, redéfinir des nouveaux modèles d’exploitation. La filière de l’édition, qui ne parait plus épargnée par ces transformations, tente de mettre au point de nouveaux business modèles applicables à l’édition en ligne. Les acteurs de l’audiovisuel réfléchissent à de nouveaux contenus adaptés aux nouveaux paysages de la filière, notamment à travers la question des formats de diffusion. De son coté, le secteur des jeux vidéos accorde un intérêt croissant aux mondes virtuels.

Toutes les filières des industries culturelles s’interrogent aujourd’hui sur la viabilité des nouveaux business modèles émergents. Ce mercredi 5 mai, nous donnerons la parole à certains des acteurs de ces filières pour réfléchir à ces problématiques et ces enjeux résolument actuels.

10h > 11h30 : Musiques Pop Rock
12h > 13h30 : Musiques métisses
14h30 > 16h : Edition en ligne
16h30 >18h : Formats audiovisuels
18h30 > 20h : Mondes virtuels
20h30 : Cocktail

 

4° JOURNEE : JEUDI 6 MAI - SPECTACLES VIVANTS

Face à une standardisation de l’offre, le spectacle vivant est contraint de penser à une réadaptation. Comment s’y prend-il ? Quels sont les éléments pertinents ?


La crise économique a poussé le spectacle vivant à repenser ses contenus et son modèle économique.
Le performing art apparaît aux yeux du grand public comme une notion peu identifiable et serait dans une recherche de structuration et de professionnalisation du secteur. Le leitmotiv de cette discipline est de pourvoir rendre pérenne une oeuvre qui à l’origine repose sur l’éphémère. En soit l’enjeu du performant art, discipline indisciplinée, est de réfléchir à une patrimonialisation des oeuvres.

Les petites formes se trouvent face à une question élémentaire. Elles pourraient, dans une période à la surenchère spectaculaire, s’affirmer comme un genre à part entière, ou simplement apparaître comme une réponse provisoire à la crise économique. Ainsi les petites formes sont dans une quête identitaire.

Les répertoires des spectacles musicaux sont sans cesse réinventés (comme par exemple, « Le roi Lion » ou « Notre Dame de Paris ») et apparaissent comme un levier de croissance pérenne pour le spectacle vivant, mais en recherche d’une dynamique créative nouvelle.

Les lieux de diffusions sont reconsidérables en mettant en avant la notion du spectaculaire. L’exploitation de nouveaux lieux qui à l’origine ne sont pas adaptés à accueillir du « spectacle vivant » (Stade, hippodrome, complexe omnisports, palais des congrès…) sont de plus en plus sollicités pour des spectacles de grandes dimensions.

Le spectaculaire est le nouveau paradigme du spectacle vivant et les innovations technologiques sont devenues nécessaires voire incontournables comme peuvent en témoigner des soirées clubbing telles que Unighted mis en place par Cathy et David Guetta. Le night clubbing est lui aussi sujet à une volonté identitaire et celle-ci passerait par le renouvellement de l’offre artistique et par la diversification des acteurs du milieu.

Ainsi le spectacle vivant se trouve à l’heure actuelle dans une recherche d’une nouvelle identité. Elle passe par une réévaluation des stratégies de communications, de diffusion, et d’exploitation, dans le but d’une diversification quantitative et qualitative de l’offre. Autant de points que les tables rondes tacheront de mettre en avant ce jeudi 6 mai.

10h > 11h30 : Performing Art
12h > 13h30 : Petites formes
14h30 > 16h : Spectacles musicaux
16h30 > 18h : Grands Spectacles
18h30 > 20h : Night Clubbing
20h30 : Cocktail